GÉO 2 - LES DYNAMIQUES DE LA MONDIALISATION

Leçon 2 - Les territoires dans la mondialisation : une intégration inégale

Introduction
Cerner: Quand? Dans le monde d’aujourd’hui Quoi? La mondialisation créée une complémentarité et une concurrence Qui? entre territoires intégrés ou marginalisés Où? à toutes les échelles du mondial au local
Définir: mondialisation
Problématiser : Quelle est la nouvelle organisation spatiale générée par la mondialisation ?
Annoncer le plan :

I. Un monde multipolaire, polycentrique

1. Des centres : les puissances établies toujours dominantes
Leur puissance économique : Ils produisent près de 60 % de la richesse mondiale, réalisent 90 % des opérations financières à l'origine de près de 40 % des exportations mondiales, alors qu'ils ne comptent que 13 % de la population de la planète.
repose sur la capacité d’innovation : 3/4 de l'investissement mondial en R&D fondamental pour garder l’avantage dans les NTIC base de la 3ème révolution industrielle.
et entraine la capacité d’influence mondiale en terme de doctrines économiques (capitalisme libéral), modèles politiques (démocratie) et culturels (mode de vie)

2. Des périphéries intégrées : l’affirmation des puissances émergentes
Un fort dynamisme économique : Ces géants territoriaux ou démographiques se distinguent par leur dynamisme économique et leur part active à l'accélération des échanges. Chine 2ème puissance éco et 1ère pour les exportations
Mais des puissances incomplètes : encore marqués par de très fortes inégalités socio-spatiale, où l’intégration ne concerne que des régions spécifiques comme la Chine côtière
Concurrencées par les prochains émergents ? Les pays-ateliers comme le Mexique, la Turquie, l'Indonésie ou exportateurs de matières premières stratégiques (pétrole) comme le Qatar qui se diversifie (média sport).

II. Les espaces majeurs de la mondialisation

1. Les métropoles mondiales, moteurs de la mondialisation
Une concentration de pouvoirs : Leur domination repose avant tout sur leur capacité à contrôler l’économie et polariser les flux, le symbole en est le CBD. Leur puissance se mesure en terme de création de richesse mais aussi de capital humain (population cosmopolite), attractivité culturelle (JO, grande destination touristique), rôle politique et de connexion (com) et d’accessibilité (transports).
Un fonctionnement en réseau hiérarchisé, l’AMM (archipel métropolitain ou mégalopolitain mondial) : en tête 4 villes globales New York, Tokyo, Londres et Paris aux fonctions complètes reliées, voire en concurrence, entre elles mais aussi avec les métropoles mondiales secondaires (environ 20) aux fonctions plus spécialisées (banques de Zurich, cinéma de Los Angeles, commerce et tourisme de Dubaï)

2. Les grandes façades maritimes, les interfaces de la mondialisation
Une conséquence de la littoralisation càd la tendance à la concentration des activités et des hommes sur les littoraux.et de la mondialisation puisqu’elles sont des interfaces entre un avant-pays océanique d'échelle planétaire et un arrière-pays continental très profond.
Un rôle majeur dans l’économie mondiale : Elles concentrent les plus grands ports et polarisent les principaux flux maritimes mondiaux. On y trouve les mégalopoles et les plus puissantes métropoles mondiales. Japon, Chine littorale, Northern Range, Mégalopolis et côte pacifique des États-Unis

III. Les espaces en marge de la mondialisation

1. Les PMA, des angles morts de la mondialisation ?
Des causes multiples : mauvaise accessibilité (enclavement), mal développement, instabilité et corruption politique voire guerre civile
La mondialisation y devient le pillage des ressources : matières premières exploitées par des FTN étrangères (diamants au Sierra Leone, cuivre en Zambie) et/ou fuite des cerveaux (67 % de la main-d'œuvre très qualifiée du Cap-Vert vit à l'étranger). Elle prend aussi la forme de réseaux illicites comme la culture (Andes, Afghanistan, Birmanie) et le trafic de drogue,

2. Des sociétés inégalement intégrées.
Un renforcement des inégalités sociales : visibles dans les Suds bien sûr mais aussi dans les pays développés avec l’apparition d’une fracture sociale (sans domicile, travailleurs précaires) et dans les émergents où une classe moyenne a émergé mais de façon très inégalitaire comme les révoltes des plus pauvres (ouvriers chinois, paysans sans terre au Brésil) en témoignent.
Des inégalités aux lourdes conséquences : économiques avec l’augmentation de l’économie informelle dans les PED (776 millions en 2000, 827 millions en 2010) mais aussi politiques avec les révolutions du « printemps arabe » de 2011 (Tunisie, Égypte, Libye) contre des régimes autoritaires et corrompus ou territoriales avec la ségrégation socio-spatiale des pauvres dans les quartiers défavorisés des grandes métropoles. .

Conclusion
Bilan : Monde multipolaire mis en réseaux hiérarchisés avec espaces moteurs polycentriques gagnants mais aussi territoires perdants à toutes les échelles => complexité et fragmentation
Ouverture : Explique la montée des débats sur la mondialisation depuis les années 1990.